Dimanche, fin de mon séjour à Ayutthaya, je prends le bus pour Bangkok tôt le matin. Quand j'arrive dans la grande ville, je prends le métro comme une grande et me retrouve à la gare routière. Tout se passe tellement comme sur des roulettes que je monte dans un bus à 10 h 30 au lieu de midi !
Encore 3 heures de route et on arrive à l'embarcadère pour Ko Samet.
Les équipes sont très efficaces, ils vont chercher les égarés et mettent tout le monde dans le droit chemin ! On embarque à 14h sur une mer bleue et plate dans un vieux bateau en bois qui nous amène à destination en 30 min.
Ko Samet est une petite île au sud de Bangkok. Elle doit son nom au samet tree, arbre emblématique sur son sol. Elle fait 7 km de long sur à peine 1 de large au nord, et 100 m au sud.
C'est un parc naturel mais peu protégé j'ai l'impression, il y a plus de plastique que d'espèces recensées !
Il y a quand-même un droit de séjour à acquitter pour certains résidents.
Et voilà, je suis en vacances ! Je trouve mon hôtel pas très loin, au centre du village mais à l'écart de la rue principale. C'est tout petit petit ! Il y a 2 chambres de 4 lits, je pose mon sac, c'est limite ! Quand il y a 4 personnes, ça doit être compliqué ! C'est très propre et néanmoins agréable. Ce soir, j'y suis seule.
Et je vais faire un petit tour de découverte. La rue principale est en bazar, ils refont les trottoirs, heureusement, elle n'est accessible qu'aux 2 roues. Elle est très animée, c'est une suite de commerces, alimentaires ou touristiques où tout est deux fois plus cher que sur le continent. C'est de bonne guerre ! Ils ont quand même de la soupe comme j'aime, donc tout va bien.
Malgré le ciel bleu de la journée, il y a un violent orage en pleine nuit. Et le matin, il fait à nouveau beau et chaud. Je vais faire une vraie journée vacances ! Je marche le long d'une plage les pieds dans l'eau tiède jusqu'à une petite crique.
Je m'installe à l'ombre sur un rocher pour lire puis je repars dans l'autre sens pour me trouver à manger, un pad thaï.
Un petit break à l'hôtel et je trouve une autre plage pour le même programme l'après-midi.
Le sable est presque blanc, très fin. Il est balayé le matin avant l'afflux des touristes qui peuvent alors s'installer sur les transats et autres coussins qui couvrent toutes les surfaces disponibles ou presque.
À côté de l'hôtel il y a une école primaire et le matin avant d'entrer dans les salles, les élèves sont regroupés pour l'hymne national.
Ça se fait aussi dans les gares routières. La première fois, j'ai vu tout le monde se lever avant même le début de la musique alors j'ai fait pareil, bien embêtée. Les fois suivantes, je suis restée assise ! Les gens écoutent, ne chantent pas. Ici, le couple royal est vénéré (plus la reine que le roi !) et il y a des autels à leur gloire qu'au début, de loin, je prenais pour des lieux dédiés au Bouddha.
Il y a beaucoup de circulation sur l'île, une ronde incessante de taxis collectifs qui roulent parfois avec une seule personne à bord (il peut en monter au moins 10 !) et des motos.
Très peu de voitures. Les livraisons se font avec des motos équipées d'une espèce de side-car.
J'ai trouvé le temple, il est fermé pour travaux, mais il y a un grand Bouddha blanc assis.
Et voici le poste de secours de la plage, dur dur la vie !
Demain jeudi, je prends le bateau et le bus pour Bangkok, une nouvelle étape...