Chennai est une ville immense et pourtant elle compte «seulement» 6,5 millions d'habitants !
J'y ai beaucoup marché sans avoir l'impression d'avancer. J'avais envie de déambuler dans des avenues où je pensais trouver des choses à voir, mais je les ai sûrement mal choisies parce que je m'y suis ennuyée.
Le quartier de mon hôtel était très animé, beaucoup de monde, de circulation, de petites boutiques où grignoter ou je prenais mon petit déjeuner sans y avoir jamais vu une autre femme si ce n'est une allemande.
Une rue animée
La rue de mon hôtel
Pas très loin, le quartier de la Marina qui longe une plage d'au moins 3 à 500 m de large. Il y a l'université et quelques administrations. On y a une impression d'opulence, de propreté.
Mémorial sur la marina
Un collège à l'architecture typique
Vue très partielle de l'hôpital
La baignade est interdite donc la plage est envahie de boutiques d'alimentation, de vêtements, de gadgets... Le soir elles allument toutes leurs lampes et c'est très joli vu de loin. Les gens aiment s'y retrouver en famille, marcher au bord de l'eau, faire du cheval ou tirer à la carabine sur des ballons !
La plage
La plage, la nuit tombante
Un vendeur de maïs sur la plage
Le soleil se lève
Comme bâtiments, je n'ai visité que la cathédrale Saint Georges, toute simple, et le Fort Saint Georges, vestige d'une époque ancienne en lien avec les anglais.
Cathédrale Saint Georges
Cathédrale Saint Georges, intérieur
Fort Saint Georges
Mais le plus dur à Chennai, c'est la pauvreté. Elle suinte de partout. Les gens, par familles entières qui dorment sur les trottoirs, les mendiants, les bidonvilles dont un est installé au bord d'une rivière qui est bien pire qu'un égout. Et on voit beaucoup de gens actifs mais qui ont l'air pauvre.
Un bidonville au bord de l'eau
Et en second plan, la saleté. Les gens continuent à jeter tous leurs déchets par terre, des femmes nettoient les rues incessamment mais je me sentais découragée pour elles ! La plage est un vrai dépôt d'ordures, je n'ai même pas osé m'asseoir sur le sable. Il y a dans les rues des containers, de place en place, mais ils débordent et il vaut mieux se mettre en apnée en passant à côté. Dans d'autres rues moins passantes, il y a carrément des tas d'ordures non gérés. Et puis partout, des odeurs immondes, des vaches et les bouses qui vont avec, des chiens errants, et l'inévitable et infernale pollution de la circulation.
La rue et ses déchets
Bref, cette ville est terrifiante pour moi. Je m'y suis sentie en colère presque dès mon arrivée et d'y rester, de m'y habituer n'a rien changé. Je pense que des actions sont menées pour améliorer les choses, il y a un magnifique hôpital par exemple, mais aujourd'hui je trouve la situation assez dramatique pour un œil neuf.
Donc c'est sans regret que je me prépare à rentrer à la maison retrouver ma petite famille, le froid dehors mais chaud dedans au coin du feu, et bien sûr, mes poilues...
J'espère que vous aurez aimé partager ce voyage avec moi, même si la dernière étape n'est pas une réussite.
Pour ma part j'ai aimé partager avec vous ce qui a été, comme la première fois, une belle expérience avec encore plus de belles rencontres. Des gens m'ont aidée spontanément partout où je suis passée, même si je ne demandais rien, j'ai trouvé ça très généreux.